La Localisation en 8 principes

 

Pour le CERAR, la localisation n’est pas une simple déclaration de principes
mais bien un choix opérationnel et éthique qui se réalise au quotidien
à travers des actions concrètes basées sur ‘la théorie des petits changements’.

Pour réaliser les ambitions de la localisation
et atteindre un co-leadership entre organisations locales et internationales, quelques principes simples peuvent aider:

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Chaque organisation locale possède des expériences et connaissances uniques et complémentaires, indispensable pour le renforcement de la résilience
Leur savoir-faire humanitaire spécifique est basé sur leurs réseaux, leur proximité communautaire, ainsi que leur sensibilité culturelle et leur pratique du terrain. En tant que «fils du pays», les organisations locales ont l’opportunité de développer des relations de confiance de long terme avec les acteurs locaux.
Ce savoir-faire fait partie intégrante des connaissances humanitaires. Il est complémentaire aux expertises internationales mais demande une prise de conscience, une réelle capitalisation et un renforcement des capacités..
Une localisation réelle ne prend pas comme point de départ les limites et les structures, mais les forces, les expériences et les connaissances
La localisation se base sur les initiatives, la résilience et les capitaux des communautés et organisations locales. Elle prend en compte le savoir-faire local et les besoins exprimés tant par les organisations locales qu’internationales.
Les organisations locales ne doivent pas devenir des répliques des structures internationales. Elles ont leurs propres dynamiques, ressources, valeurs et intérêts
Le système humanitaire ne donne pas toujours l’occasion aux organisations locales de partager leurs expériences et savoir-faire. Celles-ci sont parfois submergées par les langages et terminologies  techniques, le rythme, le style, la planification stricte et la distanciation des interactions sociales. Le ‘one size fits all’ et ‘plug and play’ sont trop souvent appliqués.

Il faut créer des opportunités pour permettre aux organisations locales de mettre en évidence leurs besoins, valeurs, forces, spécificités et impacts.

La localisation nécessite une prise de conscience réciproque et un apprentissage mutuel entre les organisations locales et internationales
La localisation se réalise à travers une conscientisation sur les forces complémentaires, les valeurs ajoutées et les potentialités de chaque organisation dans le système humanitaire.
Cette prise en conscience exige un apprentissage mutuel et un changement d’esprit de tous les acteurs humanitaires. Des formations organisées conjointement permettent ce processus.
La localisation demande un effort de capitalisation de ces connaissances et expériences pour les rendre visibles et les intégrer dans le système humanitaire
La localisation exige un effort d’intégration par des organisations internationales, mais aussi locales, de leur spécificité et complémentarité.  
Ces différentes organisations peuvent ensemble répertorier et documenter leurs savoir et expériences, les transférer et partager ce, dans une processus continu, afin de les actualiser régulièrement.
Ce processus demande formation et accompagnement, et parfois des catalyseurs et traducteurs culturels.
La localisation exige une coproduction des connaissances et savoir-faire entre  organisations locales et internationales
Cette coproduction par différents acteurs humanitaires peut créer un cadre pour un dialogue ouvert partant des points forts de chacun et propose un langage commun pour exprimer et partager les expériences, savoir-faire et connaissances.
Ceci implique la coproduction d’outils, de pratiques, et surtout d’un langage contextualisé, disséminé au rythme de chaque participant.
Un changement de paradigme : la localisation promeut le leadership des  organisations locales en mettant au centre du système les connaissances et savoir-faire locaux.
Les organisations locales ne doivent pas seulement être formées mais aussi accompagnées pour leur permettre d’assumer leur place centrale dans le système humanitaire.
La localisation résultera dans une contextualisation des normes et pratiques humanitaires

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